Freitag, 6. Juni 2014

« Elections Européennes - Tout doit changer » par Johanna Möhring

Qu'est-ce qui est plus fort qu'une gifle? Ceci se demandent les observateurs politiques en France et à l'étranger à l'issu du scrutin des Européennes dimanche passé. Troisième tour des communales, élections présidentielles anticipées – peu importe l'étiquette qu'on voudrait coller sur la victoire du „Front National“: Les résultats – le FN passe de 6,34 %, son score européen de 2009, à plus de 25 %  comme parti le plus fort sont catastrophiques, et non seulement pour le président français. Selon le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le score record de Marine Le Pen et Ci., le meilleur dans l'histoire du FN longue de 30 ans, est un tremblement de terre politique. Il devrait secouer tous les partis, de gauche aussi bien que de droite, en passant par le centre et les écologistes. 
Beaucoup, beaucoup (trop) de patriotes – plus que 25% des votants ont donné leur voix au Front National (en comparaison les résultats des partis d'extreme droite en Europe via The Economist)
Pendant que l'Elysée affirmait tirer des leçons des résultats électorales, François Hollande, lors d'un discours télévisé lundi se contentait d'annoncer qu'il gardera le cap de sa politique. Ce qui comptait dorénavant était la mise en oeuvre rapide et efficace des reformes déjà entamées et envisagées, notamment une grande reforme de l'organisation territoriale de la France. C'était à l'Europe, et ne pas à la France de changer – plus de croissance, plus de clarté, plus de simplification, ainsi que le retrait de domaines où elle s'avérait inefficace. Position évidemment soutenue par David Cameron lors de la rencontre post-électorale des dirigeants européens mardi à Bruxelles. 
Message reçu cinquante sept sur cinquante sept pour cent (vu dans les rues de Paris)

Les élections européennes sont un moyen d'exprimer son mécontentement aux urnes – d'une manière ou d'une autre. Apres une campagne plus que mou d'une dizaine de jours, 57% des électeurs (un score semblable à celui de 2009) avaient autre chose à faire que de décider sur la composition du parlement européen, et ainsi, comme le veut le Traité de Lisbon, élire indirectement le président de la future commission. Même les partis europhiles, comme le UDI-MoDem et les Verts ne pouvaient pas mobiliser leur sympathisants. Un message clair, qui n'étonne personne en France. Car l'Europe y est mal-aimée.
„Les peuples n'ont pas entendu les signaux“

Ceux qui se sont déplacés aux urnes* l'ont fait pour sanctionner une Union Européenne qui ne les protège pas en temps de crise. Et pour punir une élite qui depuis 30 ans semble préoccupée principalement par le maintien de ses propres privilèges. L'implosion de UMP sous le poids d'un vaste scandale de financement occulte n'en apparaît comme le dernier exemple. 

Pour beaucoup de français, l'Union Européenne n'est que le bras européen de la mondialisation, d'une construction néolibérale et technocrate. L'Europe n'est pas vécu comme une chance, mais plutôt comme une menace identitaire et sociale. Bousculés par des forces apparemment non-maîtrisés ni à l'échelle nationale, ni à l'échelle européenne, ces français ont parfois le sentiment de ne plus être acteur de leur propre destin. D'autant plus que le système éducatif prépare comparativement moins bien à la compétition internationale. 
  
Que faire? Déjà dans les années soixante-dix, le sociologue Michel Crozier s'inquiétait des dangers d'une societe bloquée – rigidité bureaucratique et l'absence de participation de la société civile avaient selon lui un effet paralysant sur le pays. Ce problème, bien que parfaitement reconnu depuis, est loin d'être résolu. 
„Servir, sans s’asservir“, la devise de l'ENA 
...et sans se servir?

La question de la mobilité sociale et par son biais, le partage du pouvoir reste elle tout aussi sans réponse. Depuis les années 80, les écoles d'élite, passage encore obligé pour accéder aux postes les plus prestigieuses en politique et en économie, recrutent leurs étudiants de plus en plus parmi la progéniture de leurs alumni. Est-ce un hasard que depuis, la corruption semble prendre des proportions endémiques? La journaliste Sophie Coignard n'est pas la seule à suivre comment depuis trois décades, une partie de la caste politique utilise l'état comme self-service –  en échappant presque toujours à toute sanction. Le triste résultat peut se lire par exemple dans son livre co-edité avec Romain Gubert, „L'Oligarchie des Incapables.“

Bien sur, tout n'est pas pourri dans l'empire de la France, loin de là. La majorité des politiciens et des fonctionnaires servent la France et ses citoyens sans se servir. De jeunes diplômés brillants quittent les écoles et les universités. Des entreprises veulent investir et innover. Mais l'ambiance de stagnation, sur toile de fond d'un changement frénétique tout autour est palpable. Ici réside la clé de lecture du succès du Front National. Une société qui se sent bousculée et bloquée est terrain fertile pour ces forces politiques qui n'ont jamais vraiment accepté les valeurs individuelles démocratiques. Le changement, pour plus de participation et de partage, se doit être maintenant. 

* Le „Front National“ a pu réaliser des scores impressionnants sur tout le territoire national, en dehors de ses bastions traditionnelles dans le sud et à l'est. 43 % des ouvriers qui se sont déplacés aux urnes le 25 mai, 38 % des employés et 37 % des chômeurs ont vote pour lui. 

Montag, 2. Juni 2014

„Europawahlen – Alles muss sich ändern“ von Johanna Möhring

Was ist die Steigerung einer schallenden Ohrfeige? Das fragen sich politische Beobachter nicht nur in Frankreich nach dem Ausgang der Wahlen zum Europaparlament am vergangenen Sonntag. Dritter Wahlgang der Kommunalwahlen, vorgezogene Präsidentschaftswahlen  – Egal, wie man den Sieg der „Front National (FN)“ etikettieren möchte: Das Wahlergebnis – die FN schnellte von 6,34 %, seinem Europawahlergebnis aus dem Jahr 2009, auf mehr als 25 % als stärkste Partei  –  ist nicht nur für den französischen Präsidenten eine Katastrophe. Das Rekordergebnis von Marine Le Pen und Co., bis jetzt unerreicht in der 30jährigen Geschichte der FN, gleicht laut Innenminister Manuel Valls einem politischen Erdbeben. Es sollte alle Parteien, von den Sozialisten, den Grünen (Europe Ecologie Les Verts), über das Zentrum (UDI-MoDem) bis nach rechts (UMP) zutiefst aufrütteln. 
Viele, (zu) viele Patrioten – mehr als 25% der Wähler stimmten in den Europawahlen für die Front National (zum Vergleich europaweite Ergebnisse rechtsextremer Parteien via The Economist)

Unter Versicherungen des Elysee-Palastes, man werde aus dem Wahlergebnis Lektionen ziehen, kündigte François Hollande am Montag, den 26. Mai  in einer Fernsehansprache erst einmal an, den Kurs seiner Politik beibehalten zu wollen. Was zähle, sei die rasche und konsequente Umsetzung bereits begonnener oder angedachter Reformen, wobei er eine radikale Konsolidierung der Territorialorganisation ankündigte. Nicht Frankreich, sondern Europa müsse sich ändern – mehr Wachstum, mehr Klarheit, mehr Vereinfachung, sowie Rückzug aus Bereichen, in denen es nicht gebraucht würde. Hier konnte ihm David Cameron beim Post-Wahltreffen der Regierungschefs am Dienstag in Brüssel nur beipflichten.
„Europa findet ohne uns statt. Der 25. Mai ohne mich. Lasst uns die Europawahlen boykottieren!“ Mouvement Republicain et Citoyen, Volkssouveränität gegen liberale Globalisierung (gesehen auf Pariser Straßen)
Europawahlen bieten die Möglichkeit, Protest an den Urnen auszudrücken - auf die eine oder andere Art. Nach einem mauen Wahlkampf von etwa 10 Tagen hatten, ähnlich wie schon 2009, 57% der Stimmberechtigten Besseres zu tun, als das neue Europaparlament, und damit gemäß Lissabonner Vertrags zum ersten Mal den zukünftigen Kommissionspräsidenten zu wählen. Selbst europhile Parteien, wie die UDI-MoDem und die Grünen konnten ihre Wähler nicht mobilisieren. Eine deutliche Botschaft, die in Frankreich niemanden wirklich erstaunt. Denn Europa wird in Frankreich nicht geliebt. 

Die Völker hörten nicht die Signale – 
Aufruf zur Europawahl durch die Kommunisten und die Linksfront
(gesehen auf Pariser Straßen)
Die, die abstimmten* taten dies, um eine Europäische Union zu sanktionieren, die sie in Zeiten der Krise nicht schützt. Und um eine politische Elite abzustrafen, die sich seit 30 Jahren scheinbar hauptsächlich damit beschäftigt, ihre eigenen Schäfchen ins Trockene zu bringen. Die Implosion der UMP unter der Last eines weitreichenden Parteienfinanzierungsskandals ist hierfür nur das aktuellste Beispiel. 

Viele Franzosen erleben die EU als europäischen Arm der Globalisierung, als technokratisches, wirtschaftsliberales Konstrukt: Keine Chance, sondern Bedrohung von Status und Identität. Herumgestossen von Kräften, die weder sie, noch das Politikpersonal auf nationaler oder europäischer Ebene zu kontrollieren scheinen, fühlen sich diese gesellschaftlichen Gruppen nicht mehr Herr ihres Schicksals. Zumal das französische Bildungssystem im europäischen Vergleich nur schlecht auf den internationalen Wettbewerb vorbereitet.

Was tun? Schon in den 1970ern hatte der französische Soziologe Michel Crozier auf die Gefahren einer „blockierten Gesellschaft“ hingewiesen – bürokratische Rigidität und mangelnde Einbindung der Zivilgesellschaft lähmten das Land. Das Problem ist inzwischen erkannt, doch nicht wirklich gelöst. 
„Dienen, ohne sich anzudienen“
Motto der Kaderschmiede ENA (Ecole Nationale d’Administration)
...Und ohne sich zu bedienen? 

Ebenfalls ungelöst ist die Frage der sozialen Mobilität und damit der Teilhabe an der Macht. Seit den 80ern rekrutieren sich die Studenten von Eliteschulen verstärkt unter den Sprösslingen ihrer Alumni. Das Absolvieren solch einer Schule wie zum Beispiel der Ecole Nationale d’Administration ist bis heute Voraussetzung, um Spitzenpositionen in Politik und Wirtschaft zu ergattern. Ist es Zufall, das sich Korruption seitdem endemisch im System auszubreiten scheint? Nicht nur die Journalistin Sophie Coignard verfolgt seit drei Dekaden, wie Teile der politischen Kaste den Staat als Selbstbedienungsladen nutzen - fast immer, ohne zur Rechenschaft gezogen zu werden. Das traurige Ergebnis kann man zuletzt in ihrem zusammen mit Romain Gubert herausgegebenen Buch „Die Oligarchie der Unfähigen“ nachlesen. 

Natürlich ist nicht alles faul im Staate Frankreich. Die große Mehrheit der Politiker und Beamten dient Frankreich und seinen Bürgern, ohne sich zu bedienen. Brillante junge Diplomanden verlassen Schulen und Universitäten. Unternehmen wollen investieren und erneuern. Doch eine Atmosphäre der Stagnation, während die Welt sich ringsherum rasend schnell zu wandeln scheint, ist greifbar. Hier liegt der Schlüssel zum Wahlerfolg des Front National: Eine Gesellschaft, die sich sowohl gebeutelt, als auch blockiert fühlt, ist idealer Nährboden für politische Kräfte, die demokratische, individuelle Werte niemals wirklich akzeptiert haben. Veränderung, für mehr Teilnahme und Teilhabe, muss jetzt kommen.


*  interessanterweise schnitt die „Front National“ auch außerhalb ihrer traditionellen Bastionen des Südens und Ostens gut ab. Wahlstimmen für die FN kamen zu 43 % von Arbeitern, zu 38 % von Angestellten und zu 37 % von Arbeitslosen.

Montag, 31. März 2014

François Hollande, Sozialdemokratie im Angebot. Von Johanna Möhring

Die 2. Runde der Kommunalwahlen Frankreichs ging am letzten Sonntag über die Bühne, und leider entspricht das Ergebnis den Prognosen politischer Beobachter. Rekorde dort, wo man sie nicht haben möchte: Bei der Stimmenthaltung (fast 38 % der Wähler blieben auch im zweiten Wahlgang den Urnen fern) und, was das Abscheiden der „Front National“ betrifft. 

Die Formation „Rassemblement Bleu Marine“, angeführt von Marine Le Pen und der „Front National“, FN, erzielte in der Tat ein historisches Wahlergebnis. Mehr als zehn mittelgroße Gemeinden wie zum Beispiel Béziers und Fréjus im Süden fielen an sie; Forbach und Perpignan konnten im zweiten Wahlgang schlussendlich nicht gehalten werden. Die FN verstand es geschickt, die Schwächen von Links (unpopuläre Regierungspolitik) und Rechts (diverse Skandale) auszunutzen. Seit ein Teil der politisch konservativen Kräfte Frankreichs beständig versucht, sich selbst rechts zu überholen, gewinnt die Partei zudem mehr und mehr an Salonfähigkeit. 

Die etablierte Rechte konnte trotz internen Zwistes auf Landesebene deutlich an Boden gewinnen. Für die Sozialisten sind diese Kommunalwahlen lokal wie national eine Katastrophe: 142 Städte mit mehr als 10 000 Einwohnern wechselten das politische Lager, Paris muss neben Avignon als einziges Trostpflaster herhalten. Die Regierung Ayrault gerät immer mehr in Bedrängnis. Im September diesen Jahres droht zudem der Verlust der Mehrheit im Senat, da Bürgermeister die Senatoren wählen. 


Kommunalwahlen in Frankreich: Abstrafung an den Urnen

Der Wahlausgang ist vor allem eine saftige Ohrfeige für den französischen Präsidenten. Dabei hatte das Jahr 2014 nicht schlecht angefangen. Mag das Liebesleben François Hollandes auch seine traditionelle Neujahrsansprache überschattet haben, seine Rede, welche neben einer Dynamisierung der französischen Wirtschaft einen “Neustart” Europas um das deutsch-französische Tandem herum ankündigte, erzielte in Frankreich mehr als nur einen Achtungserfolg. Was am 14. Januar vor allem Schlagzeilen machte, war die, zumindest verbale, ideologische Kehrtwende des Präsidenten. Er bekannte sich zur Sozialdemokratie und in Zukunft zu einer “politique de l'offre”, einer Politik der Angebotsunterstützung. 

Konkret: Über die Senkung von Arbeitgeberbeiträgen und Steuern (Gesamtvolumen 30 Milliarden Euro bis 2017, davon 20 Milliarden Steuerkredit Wettbewerbsfähigkeit Arbeitsplatzschaffung, “crédit d’impôt compétitivité emploi,” eingeführt 2012 durch Louis Gallois, dem jetzigen Aufsichtsratsvorsitzenden von PSA Peugeot-Citroën) sollen Firmen dazu angehalten werden, mehr Leute einzustellen und in ihre Ausbildung zu investieren. Im Gegenzug müssen die Gewerkschaften die bittere Pille von 50 Milliarden Euro Einsparungen im öffentlichen Bereich schlucken. Das ganze firmiert unter dem Namen “Pacte de Responsabilité” (Pakt der Verantwortung). 

Wie alles zusammenhängt: Gesehen vom Zeichner Plantu

Aber wie glaubwürdig, oder wie erfolgsversprechend sind solche Bekenntnisse zur Sozialdemokratie? Der “Pacte de Responsabilité” tritt auf der Stelle, da sich Arbeitgeberverbände und Gewerkschaften nicht über seine genauen Modalitäten einigen können. Über seine Zielrichtung streiten sich nicht nur Ökonomen. Geht es vor allem um die Schaffung von Arbeitsplätzen, Priorität der Regierung Ayrault? Oder um die Wettbewerbsfähigkeit der französischen Wirtschaft als Ganzes? 

Ist die Bekämpfung der Arbeitslosigkeit Hauptstoßrichtung der Politikmaßnahme, so müsste im Niedriglohnbereich angesetzt werden. Laut einer Studie der liberalen Denkfabrik Institut Montaigne ist der Effekt einer radikalen Senkung von Lohnnebenkosten im Umfeld des französischen Mindestlohns noch stärker als geglaubt. Bis zu 800.000 neue Arbeitsplätze ließen sich in wenigen Monaten mit 10 Milliarden Euro Subventionen schaffen, bei aktuell mehr als 3,5 Millionen Arbeitslosen keine Kleinigkeit. Obwohl Schätzungen des Wirtschaftsministeriums bescheidener ausfallen (man geht dort von 300.000 Arbeitsplätzen aus), scheint eines klar: Eine Streuung der Subventionen über alle Gehaltsstufen hinweg ist wenig erfolgsversprechend. Lohnanstieg statt Arbeitsplatzschaffung wären die Folge. 

Doch hier mauern die Arbeitgeber, besonders die Vertreter der mittelständischen Unternehmen, die aufgrund knapper Margen immer mehr in Bedrängnis geraten. Sie fordern ihrerseits begünstigende Maßnahmen, um die „Wertschöpfungsleiter“ erklimmen zu können. Das eigentliche Problem der französischen Wirtschaft sind laut einer Analyse des Finanzunternehmens Natixis vom Januar 2014 nämlich nicht vorrangig die Lohnnebenkosten, sondern die “falschen” Produkte –   nicht wettbewerbsfähig, da zu niedrig auf der Wertschöpfungskette angesiedelt – und der dysfunktionale Dienstleistungssektor. Statt in der Industrie, die dringend Kapital benötigen würde, um wettbewerbstechnisch an Boden zu gewinnen, landen Investitionen eher im Dienstleistungssektor, der wenig, bis gar keinem Wettbewerb ausgesetzt ist.  


„Das Debakel – Tretet der UMP bei“:  Plakat, geklebt in Pariser Strassen

Man sieht: Der nötige Umbau der französischen Wirtschaft braucht Augenmaß, Konsens und vor allem Zeit – Zeit, die François Hollande davonläuft. Unter dem Druck des politischen Kalenders könnte sich seine Politik des Angebots schnell als Ladenhüter herausstellen.

Dienstag, 4. Februar 2014

Deutsch-französischer Drillich: Nicht nach Maß. Von Johanna Möhring

Am 14 Juli 1994 stockte auf den Champs Elysées und vor den Fernsehschirmen so manchem - zumindest kurz - der Atem: Vom Arc de Triomphe her rollten, zum ersten Mal seit dem 2. Weltkrieg, Panzer mit eisernem Kreuz gen Place de la Concorde. Die Deutschen vom Panzergrenadier-Bataillon 294 paradierten im französisch-spanisch-belgisch-luxemburgisch-deutschen Eurokorps. Doch konnte man die insgesamt 1515 Mal vergessen, die deutsche Soldaten vom 14. Juli 1940 bis 1944 marschierend über die Champs-Elysées gezogen waren? Mitterrand, Meister der (Selbst-)Inszenierung, hatte es sich im letzten seiner Amtsjahre vorgenommen, kräftig deutsch-französischen Exorzismus zu betreiben. Mit Erfolg: Trotz in der französischen Presse angekündigter Indignierung übertönte der Applaus auf der Prachtstraße das Kettenrasseln der Marderschützenpanzer.

„Aux Champs-Elysées...
Bundeswehr am 14. Juli mit dabei – 1994 und 2012“

Wie steht es fast zwanzig Jahre nach diesem symbolträchtigen Moment mit den deutsch-französischen Beziehungen im Verteidigungs- und Sicherheitsbereich? Im Licht kürzlicher Ereignisse – Stichwort Deutsch-Französische Brigade/Auslandseinsätze, EU-Gipfel zur gemeinsamen Sicherheits- und Verteidigungspolitik im Dezember 2013 und Neujahrsansprache des französischen Präsidenten vom 14. Januar 2014  – nicht besonders gut.

Die Aufstellung einer Deutsch-Französischen Brigade geht auf eine gemeinsame Vereinbarung von François Mitterrand und Helmut Kohl vom 13. November 1987 zurück, welche sich 1989 konkretisierte. Die 6000 Mann starke Brigade, deren deutsche Bestandteile als Eingreifskräfte klassifiziert sind, ist Teil des Eurokorps. Nun kündigte die französische Regierung im Oktober letzten Jahres an, dass das in Donaueschingen stationierte 110. Infanterieregiment, der letzte rein französische Kampfverband auf deutschem Boden, 2014 aufgelöst werden soll. Der zu vermutende Grund: Zu wenig “bangs for (invested) bucks.” Erhoffte Synergieeffekte - Harmonisierung von Ausrüstung und Übungspraktiken – waren ausgeblieben. Gemeinsame Kampfeinsätze ließen sich in zwanzig Jahren nicht organisieren. Für die Franzosen, die besonders auf dem afrikanischen Kontinent handlungsfähig bleiben wollen, ein Verlustgeschäft, Symbolwirkung hin oder her. Diese mit Sparzwängen begründete Entscheidung brüskierte in Deutschland nicht wenige.

“Ausser Spesen nichts gewesen?
Die deutsch-französische Brigade (Photo: Denis Sollier)“

“Verteidigung ist wichtig”. So beginnt der 1. Paragraph der Schlussfolgerungen des Europäischen Rates vom 19./20. Dezember 2013. Die Tatsache, dass solch ein Satz geschrieben werden musste, lässt tief blicken. So wenig beeindrucken dann auch die beschlossenen Aktionen:
...“Auf dieser Grundlage hat der Europäische Rat eine Reihe von prioritären Maßnahmen bestimmt, die sich auf drei Schwerpunkte konzentrieren: Erhöhung der Wirksamkeit, öffentlichen Wahrnehmung und Wirkung der Gemeinsamen Sicherheits- und Verteidigungspolitik, Intensivierung der Fähigkeitenentwicklung und Stärkung der europäischen Verteidigungsindustrie.”
Das Ganze zur Wiedervorlage im Sommer 2015. Es geht in Wahrheit um weit mehr als um den Aufbau einer verstärkten gemeinsamen europäischen Sicherheits- und Verteidigungspolitik, wie vom Lissabonner Vertrag gefordert. Friedensdividende und massive Kosteneinsparungen im Zuge der Finanzkrise seit 2008 haben überall in Europa das Militär zum Teil drastisch zusammenschrumpfen lassen. Eine Demilitarisierung Europas kündigt sich an. Ob dieser Trend auf nationaler und damit auf europäischer Ebene noch aufzuhalten ist, scheint fraglich.

„EU-Verteidigungsausgaben – es wird eisern gespart“

Der EU-Gipfel vom Dezember 2013 wurde durch die jüngsten Ereignisse in der Zentralafrikanischen Republik, und durch das militärische Eingreifen Frankreichs vor Ort überschattet. In diesem Zusammenhang zeichneten sich die Deutschen, wenn nicht durch Bremsen, so doch durch starke Zurückhaltung aus. Für eine „Vergemeinschaftung“ der Kosten von Auslandseinsätzen, die im Interesse der EU unternommen werden würden, wie von den Franzosen gefordert, konnte keine Mehrheit gefunden werden. Dies war sicher auch durch den Widerstand Deutschlands zu erklären, welches sich zu diesem Zeitpunkt ebenfalls weigerte, mit Truppen oder finanziellen Mitteln zum Einsatz in der Zentralafrikanischen Republik beizutragen.

Der Unwillen der Franzosen hinter den Kulissen ob dieses Mangels an Solidarität veranlasste den ausgehenden deutschen Verteidigungsminister, Thomas de Maizière, zu harten Worten. Dieser befand am 8. Januar 2014, Deutschland hätte sich von niemanden in Europa hinsichtlich der Organisation seiner Auslandseinsätze etwas vorwerfen zu lassen, weder von Frankreich, noch von Großbritannien. Harte Worte, die sich wenig mit diplomatischen Gepflogenheiten, und nicht unbedingt mit freundschaftlichen Beziehungen decken.

Trotz solcher Missstimmungen kündigte François Hollande in seiner traditionellen Neujahrsansprache am 14. Januar 2014 optimistisch eine Dynamisierung der EU im Bereich der Verteidigung um die deutsch-französische Achse herum an, ohne jedoch Genaueres verlauten zu lassen. Kein Wort übrigens in diesem Zusammenhang zu den bilateralen Militärbeziehungen mit Großbritannien, unter den "Lancaster Treaties", abgeschlossen Ende 2010, auch nicht im Rahmen der traditionellen Neujahrswünsche an das französische Militär oder an die französischen Diplomaten.

Die neue Bundesregierung schlägt dieser Tage versöhnlichere Töne an. Ausgerechnet die deutsch-französische Brigade darf nun in Mali (Deutschland unterstützt diese EU-Militärtrainingsmission bereits seit Beginn, allerdings nicht im Bereich “force protection”) und eventuell später in der Zentralafrikanischen Republik aktiv werden. Am 19. Februar soll auf einem deutsch-französischen Gipfel im Beisein François Hollandes und Angela Merkels gemeinsames Handeln in Vorbereitung einer dortigen EU-Sicherheits- und Humanitär-Mission abgestimmt werden. Es ist jedoch unwahrscheinlich, dass von deutscher Seite viel mehr als Lufttransportunterstützung angedacht ist, und auch das nur unter der Bedingung, dass keine akute Bedrohung vor Ort bestände.

„Wir.dienen.Deutschland – Bald auch in Zentralafrika?“ (Photo: Bundeswehr)

Solche Differenzen lassen erkennen, wie weit Deutschlands und Frankreichs sicherheitspolitische Kulturen auseinander klaffen. Für die Franzosen ist militärische Macht und ihr weltweiter Einsatz (ob potentiell oder tatsächlich) legitimer Teil von Außenpolitik. Ebenso ist es für Frankreich offensichtlich, dass europäische Zusammenarbeit im Bereich Sicherheit und Verteidigung unabdingbar für die Stabilität Europas und seiner Nachbarschaft im weitesten Sinne ist. Deutschland teilt zwar letztere Ansicht, ist aber von ersterer weit entfernt.

Mittwoch, 20. November 2013

Verführung als Waffe – La “French Touch”. Von Johanna Möhring

Wettbewerbsfähigkeit, Wettbewerbsfähigkeit, Wettbewerbsfähigkeit – das Wort ist in Frankreich in aller Munde, besonders mit Blick auf den deutschen Nachbarn. Aber wie schrecklich unzivilisiert ist sie doch, diese Wettbewerbsfähigkeit. Allein schon die Idee, den Vergleich in offener Konfrontation zu suchen, muss einen Franzosen ob seiner Primitivität schockieren. Nein, Frankreich ist da traditionell viel subtiler. Wie Elaine Sciolino, langjährige New York Times-Korrespondentin in Paris für alle Nicht-Franzosen aufdeckte, dreht sich hier - ganz im Gegensatz zum deutschen Nachbarn - alles um Verführung. Und das auch jenseits von Flirt oder erotischer Eroberung.

Die Wichtigkeit von Stil und Form lässt sich in Frankreich in keinster Weise unterschätzen. Verführung, das “Für-Sich-Gewinnen” mit Hilfe von Ästhetik und intellektueller Brillanz ist ein Herrschaftsinstrument, dessen sich Frankreich auch in den internationalen Beziehungen bedient. Besorgte Zeitgenossen fragen sich jedoch, inwiefern Verführung funktionieren kann, wenn die stillschweigend angenommene zugrundeliegende Machtbasis, auch ökonomischer Natur, einer stetigen Erosion ausgesetzt ist - zuletzt symbolisiert durch eine weitere Herabstufung französischer Kreditwuerdigkeit zu Beginn November. Während Frankreich sich selbst weiterhin als glaubhafte Alternative zum „ultraliberalen“ angelsächsischen Modell wahrnimmt, quittiert die Welt solche Ansprüche zunehmend mit Unglauben.

Vor ziemlich genau zehn Jahren meldete sich Nicolas Baverez, ein klassisches Produkt der französischen Elite (École Nationale d'Administration und École Normale Supérieur, Kaderschmieden der politischen Klasse Frankreichs) mit „La France qui tombe. Un constat clinique du déclin français“ (Frankreich fällt. Eine klinische Analyse des französischen Niedergangs) zu Wort. Die Anklagepunkte dieser Streitschrift, die auf geschlossene Ablehnung stiess, haben nichts an Aktualität verloren: Stagnation der Kaufkraft und Anstieg von Armut; großzügige Verteilung von unfinanzierten und unfinanzierbaren sozialen Rechten; mangelnde Staatsinvestitionen in Forschung und Entwicklung; ein überdimensionierter öffentlicher Sektor, der den produktiven Teil der Wirtschaft erdrückt; ein mangelhaftes Bildungssystem, das einen Teil seiner Jugend ohne jeglichen Abschluss auf den Arbeitsmarkt entlässt;  das ganze gekrönt von einer Regierung „der Beamten, durch die Beamten und für die Beamten“, die vor dringenden nötigen Reformen zurückschreckt und sicher lieber dem kurzfristigen Machterhalt widmet.


“Wenn Verführung zur Waffe wird” - Gesehen auf Pariser Strassen (Herbst 2013)

Dass es um Frankreichs Wirtschaft in der Tat nicht besonders gut steht, dürfte bekannt sein. Die Arbeitslosigkeit erreicht weiterhin Rekordwerte (11% gegen 5,3% in Deutschland), eine leichte Besserung nach der Sommerpause war leider nur auf eine Statistikpanne zurückzuführen. Die französische Industrie, die 3 Millionen Menschen zu Lohn und Arbeit verhilft (in Deutschland sind es ca. 8 Millionen), verliert weiter an Boden – von 2007 bis 2012 schwanden 309 000 Arbeitsplaetze dahin, waehrend im selben Zeitraum in Deutschland 155 000 dazukamen.

Schuld ist ein Teufelskreis, der sich nur schwer durchbrechen lässt: Französische Industriegüter sind, was die Wertschöpfung betrifft, tendenziell eher im Mittelfeld anzutreffen und so anfällig für Lohnstückkosten-Konkurrenz aus dem Ausland. Dringend nötige Investitionen in Produktionsanlagen und Mitarbeiter werden jedoch aufgrund zu knapper Margen seit Jahren aufgeschoben. Diese schmelzen zudem weiter zusehends dahin: Schuld ist der aktuelle Versuch, die Konsolidierung der Staatsfinanzen allein per Steuererhöhungen erreichen zu wollen. Zudem steckt Kooperation von kleinen und mittelständischen Unternehmen untereinander oder mit Universitäten oder mit grösseren Firmen noch in den Kinderschuhen. Ein Dienstleistungssektor, der der produzierenden Industrie wie in Deutschland zuarbeitet, entwickelt sich aufgrund höherer Löhne nur langsam. Aber ist die Lage wirklich so düster, wie sie gerne gemalt wird?

“Wettbewerbsfähigkeit kann auch sehr schön sein”
Eine Arbeit von Renotte Riot, einem Bronzespezialisten, Teil der französischen Luxusgüterindustrie, die 2011 einen Handelsbilanzüberschuss von 34 Milliarden Euro erwirtschaftete (Luft-und Raumfahrt brachte es im selben Jahr auf 17 Milliarden).

In der Tat braucht die französische Industrie den von Louis Gallois angemahnten “Kompetitivitätsschock” (hier zum Bericht des „Generalinvestitionskomissars“ Louis Gallois). Betrachtet man aber einmal isoliert die Lohnstückkosten in der Industrie, die rein preisliche Wettbewerbsfähigkeit, liegt Frankreich nicht weit entfernt von Deutschland. Laut einer McKinsey Studie von 2012, “Manufacturing the future: The next era of global growth and innovation”, belaufen sich die durchschnittlichen Lohnkosten inklusive Sozialleistungen in Frankreich auf 26,7 USD/h (ca. 19 EUR) und in Deutschland auf  28,4 USD/h (ca. 20,6 EUR). Durch Auslagerung von nicht-wesentlichen Teilen des Produktionsprozesses nach Mittel-und Osteuropa sinken diese in Deutschland jedoch um 20%. Hier könnte Frankreich sich den Maghreb mehr zu Nutze machen, und so lässt sich sicher auch ein Teil der Mittelmeerpolitik Frankreichs erklären.


 Renault und „La French touch” - Mit Humor gegen deutsche Konkurrenzprodukte
Eine Anspielung auf VW- Werbungen in Frankreich “Das Weltauto”

Wo Frankreich punkten kann, ist in einigen Bereichen der Wirtschaft die nichtpreisliche Wettbewerbsfähigkeit, zum Beispiel, was Design und Qualität betrifft. Die Marke “Made in France” ist durchaus etabliert, die Konnotationen sind jedoch eher kultureller, gesellschaftlicher oder politischer Natur. Spontan kommen einem Mode und Lifestyle, Filmindustrie, Tourismus oder Landwirtschaft in den Sinn. Es fehlt jedoch im Gegensatz zu deutschen Produkten eine reine Qualitäts- oder Technik-Narrative. So betonen französische Automarken vor allem Design, statt ihre Ingenieurkunst in den Vordergrund zu stellen. Das stellt  für die durchaus innovative französische Hightech/ Militär/ Luftfahrt-Branche ein “Imageproblem” dar. Neuankömmlinge auf dem Markt umgehen dieses Hindernis gerne, in dem sie sich englische Namen geben, wie zum Beispiel Parrott (drahtlose Musikanlagen) oder Bookeen (Lesegeräte).


“Rendez-vous en France” – zwei Logos für die französische Tourismusindustrie. Die formschöne, aber recht offenherzige erste Version wurde dann doch zensiert

Frankreich hat, ob preisliche oder nichtpreisliche Wettbewerbsfähigkeit, in gewissen Branchen durchaus einige Asse im Ärmel, die sich sicher ausbauen liessen. Die eingangs von Nicolas Baverez beschriebenen Hindernisse, die Frankreichs Unternehmertum zum Hürdenlauf werden lassen, bleiben jedoch auch zehn Jahre nach seinem aufrüttelnden Manifest bestehen. Den sogenannten Eliten mangelt es an Kreativität - statt zu handeln, erwartet man lieber vom Staat Problemlösungen, die dieser nicht liefern kann. Mehr als 20% der 18-24-Jährigen verlassen das französische Bildungssystem jedes Jahr ohne Abschluss und damit ohne reelle Chance auf Einstellung. Und was eine fehlende Kultur der Kooperation und Konzertation in Krisenzeiten anrichtet, lässt sich aktuell in der Bretagne erkennen, wo eine offene Revolte gegen eine Ökosteuer zu Millionenschäden führt.

Verführung als Waffe im Arsenal der Machtausübung hat sich für Frankreich über Jahrhunderte bewährt. Doch sollte es nicht in der Lage sein, die Fundamente seiner Macht – Wirtschaftskraft, Innovationfähigkeit und „Staatskunst“ – zu erneuern, läuft es Gefahr, seine Anziehungskraft zu verlieren.

Ein entscheidender Trumpf, den Frankreich in den nächsten 15-20 Jahren gegenüber Deutschland spielen kann und wird, ist der sehr viel favorablere demographische Ausblick. Über kurz oder lang wird der Mangel an Nachwuchs Deutschlands Wirtschaft in arge Bedrängnis bringen. Frankreichs Frauen, quer durch alle Schichten, kriegen im Schnitt 2,1 Kinder, was ausreicht, um die Bevölkerung stabil zu halten. Im stetig ergrauenden Europa und vor allem im Vergleich zu Deutschland (1,4 Kinder pro Frau) ist dies rekordverdächtig. Der - typisch französische - “Deklinismus” will und kann aus gegebenen Anlass leider nicht aus der Mode kommen: Doch eine Gesellschaft, die an ihre Zukunft glaubt (und was anderes sind Kinder?), hat Lebensenergie. Es wäre verfehlt, Frankreich und sein Verführungspotential zu früh abzuschreiben.

Freitag, 4. Oktober 2013

„Illusion der Nähe – Bundestagswahlen, gesehen aus Frankreich“ von Johanna Möhring

Die Wahlen zum 18. deutschen Bundestag – die heisse Phase es Wahlkampfs, der Wahlausgang, sowie die „Nach der Wahl ist vor der Wahl“-Verhandlungen zur Regierungsbildung bieten ausgiebigen Anlass, sich mit dem deutschen Nachbarn auseinanderzusetzen. Doch schon im Vorfeld des Wahlsonntags machte das Studium der französischen Presse deutlich: Der enge europäische Partner ist ein weitgehend unbekanntes Wesen, mit dem man sich eher aus Pflichtbewusstsein, denn aus wahrem Interesse beschäftigt. Die Illusion der Nähe offenbart tiefe Unkenntnis: Der Blick auf Deutschland wird von wenigen namhaften deutsch-französischen Experten und stetig wiederkehrenden Klischees geprägt. Drei Themen dominieren die aktuelle Berichterstattung aus und über Deutschland: Die Person der Kanzlerin und die Feinheiten des deutschen politischen Systems, die Schattenseiten von Merkels Deutschland, sowie die Frage “Wie geht es nach den Bundestagswahlen nun weiter in Europa?” Nach der schon fast atemlosen Aufregung vor der Wahl folgt nun ein gewisses ermattetes Unverständnis über die anstehenden, schier endlosen Koalitionsverhandlungen.

„Objectif Chancellerie“ („Ziel Kanzleramt“)
Rätselhafte, beim deutschen Volk so überaus beliebte Machtpolitikerin, die Hände zum Merkelschen Rombus geformt, „Mutti“, hart gegen das Ausland, und seltsam elastisch im Inland  – Die Person der Kanzlerin lässt auch in Frankreich niemanden kalt. “Merkel, la mainmise sur l'Allemagne” (“Merkel, Deutschland fest im Griff”) titelt die linke “Liberation.” Unter anderem der rechte „Figaro“, die Wirtschaftszeitung „Les Echos“, sowie „Le Monde“ verkünden am 22. September den historischen Triumph Merkels. Aber gilt dieser wirklich uneingeschränkt? Die links-orientierte Wochenzeitschrift “Marianne” weist denn auch darauf hin, dass trotz des Wahlsieges der CDU eine Mehrheit in Deutschland für Parteien des linken Spektrums gestimmt hat. Damit hätte die amtierende und zukünftige Kanzlerin “trotz arithmetischen Sieges politisch die Wahlen verloren.”

Wer sollte es den Franzosen verübeln, ob unseres Systems zur Bundestagswahl, „einer mit Personenwahl verbundenen Verhältniswahl" ins Grübeln zu kommen? Ob Wahlsystem, welches einer klaren politischen Polarisierung entgegenwirkt oder Koalitionskonfigurationen, die in Frankreich nicht immer nachzuvollziehen sind: Herausgearbeitet werden die Unterschiede zum politischen System Frankreichs. Warum nicht eine rot-rot-grüne Koalition, fragt sich das Land, welches neben einer kommunistischen Partei, deren Hammer und Sichel erst nach dem Fall der Sowjetunion aus den Parteiinsignien entfernt wurden, über ein buntes linkes Spektrum in Regierungsverantwortung verfügt? Die Weichenstellung durch das Bad Godesberger Programm der SPD von 1959, sowie die Geschichte der “Linken” ist den wenigsten bekannt.


„Schwarz-Grün? Revolutionär!“
Der „Figaro“ verweist auf das Corneilsche Dilemma der SPD, ein aus der französischen Literatur stammender feststehender Ausdruck einer unmöglichen Wahl zwischen zwei sich gegenseitig ausschließenden, aber gleich wichtigen Werten – erneute Teilnahme an einer Regierung Merkel würde zu einem weiteren Profilverlust der Partei führen, jedoch könnten die Wähler den Gang der SPD in die Opposition ebenfalls abstrafen. Was die Hypothese einer schwarz-grünen Koalition angeht, haben französische Beobachter große Zweifel, wie hier ein Spagat funktionieren soll. Dass die „Grünen“ ein klares ideologisches Nord-Süd-Gefälle aufweisen, in Baden-Württemberg einen Ministerpräsident stellen und zum Beispiel im wohlhabenden München zuletzt zweistellige Werte in Kommunalwahlen erzielten, ist hierorts, wo sich Sozialisten und Grüne in der Regierung gerade über die hiesige Behandlung der Roma zerfleischen, noch nicht weiter aufgefallen.

Von „Precarité“ (sozialer Unsicherheit) und „SMIC“ (gesetzlichem Mindestlohn)
In jüngster Zeit muss Frankreich, sobald es um politische und wirtschaftliche Fragen geht, zähneknirschend dem Dauervergleich mit Deutschland, dem Euromusterknabenland, welches mit erledigten Sozialreformen, niedrigen Arbeitslosenzahlen und Exportüberschuss glänzen kann, standhalten. So ist es nicht erstaunlich, dass sich die französischen Dossiers zu Wahl besonders mit der Kehrseite der Medaille von Merkels Deutschland beschäftigen. Dramatisch einbrechende Demographie, die Unfähigkeit, genug Einwanderer anzulocken, doch vor allem die negativen Folgen der Hartz-IV Reformen - wachsende Ungleichheiten und arme Arbeiter - finden in Frankreich großes Medienecho. Hier ist das Wort „precarité“, welches Unsicherheit und Zerbrechlichkeit ausdrückt und besonders im sozialem Kontext gebraucht wird, in aller Munde. Zum Glück würden nun die Deutschen endlich von den Franzosen lernen und demnächst einen gesetzlichen Mindestlohn einführen (der sogenannte SMIC, der Salaire minimum interprofessionnel de croissance liegt in Frankreich aktuell bei 9,43 EUR brutto).
„Deutschland – Kehrseite eines Modells“
Nicht nur die „Libé“ prangert scheinbar Dickens'sche Zustände an

Manche französische Beobachter sprechen gar vom „German bashing“ (sic), so sehr würde explizit auf die katastrophalen Zustände im deutschen Niedriglohnsektor hingewiesen. Vereinzelte Stimmen, wie zum Beispiel die französische Ausgabe des „Capital“ und der „Figaro“ machen jedoch darauf aufmerksam, dass es sich um eine gesellschaftliche Präferenz (besser geringfügig beschäftigt als arbeitslos) handelte, die zudem gesamtwirtschaftlich positive Folgen in Form geringerer struktureller Arbeitslosigkeit, robuster Binnennachfrage und Ausbau des Dienstleistungssektors hätte. Die Zahlen – Arbeitslosigkeit (5,4% versus 10,9%), Jugendarbeitslosigkeit (12% versus 25%) und Beschäftigungsquote (mehr als 72% versus 62% in Frankreich) sprächen eine deutliche Sprache. Zwar würden 22% der Beschäftigten (gegenüber 7% in Frankreich) weniger als zwei Drittel des medianen Stundenlohns verdienen. Doch mehr als 70% der „Minijobber“ (Hausfrauen, Rentner, Studenten und Zweitjobber) seien mit ihrem Los durchaus zufrieden.

Interessierte Franzosen können zudem dem (leider nicht auf Deutsch verfügbaren) Essay „Made in Germany (Das Modell Deutschland jenseits des Mythos)“  entnehmen, dass Deutschlands Erfolg eher auf seine sozialpartnerschaftlichen Beziehungen und auf sein duales Ausbildungssystem, denn auf die Agenda 2010 zurückzuführen ist. Seinem Verfasser, Guillaume Duval, Chefredakteur der monatlich erscheinenden „Alternatives Economiques“ (gegründet als Antwort auf Thatcher's „There is no alternative“) kann kaum übertriebene Arbeitgebernähe vorgeworfen werden.

Kommt nun der europäische Quantensprung?
Nicht nur vielen Franzosen kam es so vor, als hätte die anstehende Bundestagswahl zu einer künstlichen Pause im politischen Leben Europas geführt. 2013 war das Jahr, in dem in der EU nichts passierte, jedenfalls bis Ende September nichts passieren durfte. Das Thema Europa fand  dann auch im deutschen Wahlkampf schlicht nicht statt. Wie soll es nun aber weitergehen? Kommt der große Sprung, ein “Mehr” an Europa, auch an den ausdrücklichen Wünschen der deutschen Wähler vorbei? Was bedeutet das Abschneiden der neuen politischen Formation, Alternative für Deutschland (AfD)? Würde eine große Koalition mit der SPD zu einem „weicheren“ Kurs für Europa führen? Wird Frau Merkel endlich „le leadership“ in Europa übernehmen? Und wie soll sich Frankreich positionieren? Die linke Wochenzeitung „Nouvel Observateur“ entwirft schwarz-grau-rosa Szenarien, was Merkel III für Europa bedeuten würde, wobei rosa die „Europäisierung Deutschlands“, eine Vollendung der Bankenunion und die Einführung von Eurobonds und grau eine weitere „Germanisierung“ Europas, fortgesetzte Ordoliberalismus-Kuren bedeuten würde. Die „Echos“ wünschen Angela schlicht alles Gute bei der „Mission Impossible:“ Rettung Europa.

Von Cuba aus gesehen: Merkel hat sie alle in der Hand (copyright Alfredo Martirena)

Doch laut „Le Monde“ täuschen sich die Franzosen, wenn sie große Veränderungen, auch aus der Dynamik des deutsch-französischen Verhältnisses erwarten. Sparkurs und Reformdruck bleiben aufrechterhalten. Und höchstwahrscheinlich hält sich die Begeisterung für einen direkten Führungsanspruch Deutschlands sehr in Grenzen. Gérard Foussier, Chefredakteur der deutsch-französischen „Dokumente/Documents“ brachte es auf einer von Jacqueline Hénard moderierten Podiumsdiskussion am 26.09.13 am „Institut Catholique“ in Paris, an der auch Joachim Bitterlich und Prof. Hélène Miard-Delacroix teilnahmen, treffend auf den Punkt. In den deutsch-französischen Beziehung träfen sich zwei Komplexe: Auf der einen Seite Deutschland, welches nie wieder so stark wie in jüngerer nationalsozialistischer Vergangenheit sein will und auf der anderen Seite Frankreich, welches nie wieder so schwach wie unter selbigen Bedingungen sein möchte. „Ne plus jamais être aussi fort, ne plus jamais être aussi faible.“ An diesen Parametern haben auch die Bundestagswahlen nichts geändert.

Mittwoch, 4. September 2013

Wie ein Friedensprojekt zum Zankapfel wurde – Zur wachsenden Germanophobie in der EU. Von Johanna Möhring

Die Europäische Union zieht ja bekanntermaßen einen großen Teil ihrer Daseinsberechtigung daraus, dass sie dem europäischem Kontinent dauerhaft Frieden beschert hätte. Das Herzstück dieses Friedensprojektes bildet die Aussöhnung zwischen den ehemaligen Erbfeinden Deutschland und Frankreich. Auch dem Euro, vorrangig im Dienste der wirtschaftlichen Einigung des Kontinents unterwegs, in Wahrheit jedoch ein zutiefst politisches Projekt, wurde im Vorfeld zusätzlich das Kostüm des Friedensengels übergezogen. Denn schon vor seiner Einführung im Jahre 1999 warnten Ökonomen vor den fehlenden wirtschaftlichen Voraussetzungen der zu schaffenden gemeinsamen Währungszone. Zu heterogen erschienen die Mitgliedsländer, zu wackelig die Kontroll- und Sanktionsmechanismen. Doch Deutschland nahm auf Drängen Frankreichs den Souveränitätsverlust, die Aufgabe seiner eigenen Währung billigend in Kauf, Wiedervereinigung oblige: Der Stabilitäts-und Wachstumspakt und die zukünftig zu erwartende Konvergenz zwischen Mitgliedsstaaten sollten etwaige Bedenken ausräumen. Eine Europäisierung der die Wirtschafts– und Währungsunion notwendig ergänzenden politischen Kompetenzen, wie zum Beispiel Budgethoheit, ließen sich in Verhandlungen zum Maastricht-Vertrag nicht durchsetzen.

Die seit 2008 andauernde Wirtschafts- und Finanzkrise, die ab 2010 in eine Schuldenkrise der europäischen Staaten mündete, zwingt nun Politiker und Bürger gleichermaßen, sehr unangenehmen Tatsachen in die Augen zu sehen: Anstatt wie erhofft ein friedliches Deutschland dauerhaft in Europa zu verankern, ist der Euro zum Zankapfel geworden, der Europa spaltet. Zum Schrecken besonders der deutschen Bevölkerung mutiert Deutschland ungewollt vom „guten“ Deutschen, der seine Kräfte und seinen Wohlstand in den Dienst Europas stellt, zum „hässlichen“ Deutschen, der Europa wirtschaftlich und damit politisch dominiert, gar unterjocht. Von Hakenkreuzfahnen-schwenkenden Griechen einmal ganz abgesehen: Umfragen dokumentieren wachsende Unruhe gegenüber Deutschlands Führungsrolle, die ihm als einzigem noch mehr oder weniger solventem Euroland in den Schoss gefallen ist: Nach einer Harris-Meinungsumfrage der Financial Times von Juni 2013 zeigen sich zum Beispiel 88% der Spanier und 82% der Italiener über den wachsenden Einfluss von Deutschland in Europa besorgt (Ende 2011 beliefen sich die Umfragewerte noch auf respektive 67% und 53% ).  56% aller Franzosen teilen diese Meinung.

Für die Deutschen, die jede Vorstellung von Hegemonie zurückweisen, ist diese Entwicklung nicht nur schmerzhaft, sondern auch besorgniserregend.

„The Horror, the horror“...Angela Merkel alias Col. Walter E. Kurtz im tiefen Dschungel der Wirtschafts-und Währungsunion

Gerade Frankreich hat an der Erosion seiner Vormachtstellung in Europa, die durch die Irren und Wirren der gemeinsamen Währung offenbar wird, schwer zu knappsen. Zwar billigte im Juli der Internationale Währungsfond Frankreichs Abkehr vom radikalen Sparkurs, eine gute Nachricht für Hollande im französischen Sommerloch. Doch das Grundproblem, die mangelnde Wettbewerbsfähigkeit der französischen Wirtschaft, die ein kostspieliges Sozialsystem stemmen muss und seit Jahrzehnten daran scheitert, Arbeitsplätze, besonders für junge Menschen, zu schaffen, bleibt bestehen. Wie man dem Ende letzten Jahres vorgestellten Berichts des „Generalinvestitionskomissars“ Louis Gallois entnehmen kann, hat Frankreich durchaus das demographische und innovationstechnische Potential, eine wirtschaftliche Strukturwende zu schaffen. Doch dazu braucht es einen langen Atem, von einer sich erst langsam entwickelnden Konsenskultur ganz zu schweigen.

Da ist es natürlich einfacher, ob politisch rechts oder links, auf die Nachbarn östlich des Rheins zu schimpfen, die sich mit Hilfe des Euro unliebsamer wirtschaftlicher Konkurrenz in Europas entledigten.  Es ist kein Zufall, dass zum Beispiel ein Emmanuel Todd, namhafter Geograph und einflussreicher Sozialforscher diesen Mai in einer Talkshow im 2. Programm des staatlichen französischen Fernsehens zum Thema Germanophobie in der EU gleich zweimal das Wort „exterminer“ (vernichten; Vernichtungslager heißen auf französisch „camps d'extermination“) im Zusammenhang mit deutscher Industriepolitik benutzte. Im Beisein der beiden sichtlich geschockten deutschen Gäste der Sendung, Ulrike Guérot und Joachim Bitterlich. Und ohne Widerrede seitens der französischen Gastgeber. Gewiss war diese Sendung absichtlich polarisierend inszeniert. Doch solche Äußerungen sprechen Bände über die Gefühle, die ein wirtschaftlich, und damit de facto politisch dominierendes Deutschland nicht nur in Frankreich hervorrufen.

Es ist wahrlich eine Ironie der Geschichte, dass ausgerechnet die EU (und mit ihr der Euro), dieses normativ-regulatorische Korsett, das Deutschland in eine für Europa und für sich erträgliche Form pressen sollte, nun nolens volens Deutschland zu wirtschaftlicher, und damit politischer Vormachtstellung verholfen hat. Gleichzeitig erscheint Deutschland aber aufgrund des europäischen und nationalen institutionellen Rahmens fast manövrierunfähig, hin- und her gerissen zwischen den widersprüchlichen Anforderungen, die es erfüllen soll. Auf der einen Seite stehen Deutschlands Bürger, die deutliche Zweifel an weiterer Kompetenzverlagerung (Stichwort Bankenunion und Fiskalunion) zur Rettung der gemeinsamen Währung ausdrücken (hierzu die aktuellen Open Europe/ YouGov Deutschland Umfrageergebnisse). Natürlich sei Europa für Deutschland wichtig, aber für den Euro viel Geld ausgeben und dann noch mit europaweitem Liebesentzug abgestraft zu werden? Nein danke! Hier pflichten andere EU-Staaten bei, die darauf hinweisen, dass nicht alle Europäer notwendigerweise wie Deutsche sein wollen oder sein können.  Die Anhänger eines „Mehr Europa“ im In- und Ausland pochen jedoch gerade auf weitere Vergemeinschaftung: Nur die konsequente Vollendung der Währungsunion durch politische Union, oder zumindest eine Euro-Solidargemeinschaft wären ein Ausweg aus der Krise. Und ungefähr alle sind sich einig, dass das aktuelle Krisenmanagement mit Hang zu intergouvernementalen Entscheidungen zu Intransparenz und mangelnder demokratischer Legitimität beiträgt.

Lange Zeit war es nicht nur notwendig, sondern auch bequem, nationale Anliegen in den Mantel europäischer Interessen zu hüllen. Doch die Zeit der Deckungsgleiche ist endgültig vorbei. Niemand bestreitet, dass Deutschland institutionell und emotional gehemmt ist, Führungsverantwortung zu übernehmen. Und auch dem oberflächlichsten Beobachter kann nicht entgangen sein, dass Euro-Problemlösungen aus technischer und politischer Sicht mehr als herausfordernd sind, zumal immer gleichzeitig auf mehreren Spielfeldern (national, EU-Ebene,  internationale Finanzmärkte...) gespielt wird. Was Deutschland von europäischen Partnern in der Eurokrise jedoch vorgeworfen wird, ist eine Mischung aus Arroganz und Ahnungslosigkeit. Schwer wiegt die offensichtliche Abwesenheit einer Strategie, vor allem die einer Kommunikationsstrategie, was längst vergessen geglaubten Ressentiments Tür und Tor öffnet. In Deutschland schrillen deshalb die Alarmglocken: Altkanzler Helmut Schmidt warnte zum Beispiel im Dezember 2012 vor deutschen Alleingängen. Ein „deutsches Europa“, so Ulrich Beck, welches anderen sein Wirtschaftsmodell aufzwänge, könne es nicht geben. Laut Jürgen Habermas und Joschka Fischer (respektive in einer Rede im April 2013 in Leuven und in einem Gastbeitrag im Mai 2013 in der Süddeutschen Zeitung) hätte Deutschland allein schon aus historischer Sicht die Pflicht, gemeinsame Haftung, einen EU-weiten Länderfinanzausgleich und den (weiteren) Verlust nationaler Souveränität hinzunehmen.

Europa 2021, Wien die Hauptstadt eines „germanischen“ Europas? Peter Arkle illustrierte für das Wallstreet Journal eine Polemik von Niall Ferguson aus dem Jahr 2011

Graf Kielmansegg spricht im Zusammenhang des deutschen Umgangs mit der Europäischen Union von einer “Sakralisierung” des Projekts europäischer Einigung, Ziel und Zweck dessen nicht hinterfragt werden darf und kann. Solch freiwillige Selbstbeschränkung, selbst mit den besten Absichten, entmündigt jedoch den Bürger und delegitimiert in letzter Konsequenz die Demokratie an sich. Auch wenn besonders wir Deutsche das gerne glauben würden, Politik lässt sich nicht auf die Umsetzung moralischer Imperative reduzieren. Sie bedeutet auch Machtausübung, Konflikt, Dissens, Debatte. Und den ein oder anderen Regelbruch.

Es lohnt, sich vor Augen zu führen, dass es trotz der äußerst komplexen Lage (starres Regelkonstrukt der EU, besondere historische Verantwortung von Deutschland gegenüber seinen europäischen Partnern...) immer Entscheidungsoptionen gibt. Dekretierte „Alternativlosigkeit“ ist eine risikoreiche Strategie, die im Zweifel entscheidenden politischen Handlungsspielraum raubt. Angela Merkel scheint sich dessen bewusst zu sein -  so ließe sich vielleicht ihr sommerlicher Testballon bezüglich einer möglichen Rückverlagerung von EU-Kompetenzen auf nationale Ebene interpretieren. In Zeiten wachsender Germanophobie ist jedenfalls nicht Gesinnungsethik — ein Festhalten an Prinzipien, die sich eventuell als impraktikabel herausgestellt haben, sondern Verantwortungsethik — Handeln mit Blick auf seine Folgen gefragt. Das sind wir uns und Europa schuldig.